Biographie
Né en 1992 à Lesquin (59), vit et travaille entre Nantes (44) et Rennes (35).
Vivre le moment présent est sans doute l’une des plus fortes facultés de Simon Wicart. Après un changement radical de vie, ce Tourangeau de cœur qui a le voyage au corps se consacre quotidiennement à l’écriture.
À partir de ses vingt ans, il entreprend plusieurs séjours, plus ou moins long, aux quatre coins du monde. Il reste marqué par la découverte de l’Australie qui ressemble à une épopée beatnik et le Sénégal qui devient le théâtre d’une mission de développement. Pour ponctuer ses études, il se rend aux confins des États nord américain pour tenter de vivre l’American Dream dont il a si souvent entendu parler.
Un diplôme en école de commerce validé, Simon noue sa plus belle cravate pour s’insérer dans la vie professionnelle. Toutefois, à développer l’insatiable besoin des grands espaces, la vocation de financier à laquelle il se dévoue suppose de tenir un rôle qui ne lui convient pas. Rapidement, il troque ses souliers en cuir pour des chaussures de randonnée. Simon est taillé pour la liberté et décide de s’y risquer.
Depuis 2019, ses jambes foulent plus de 15 000 kilomètres à pied. Simon enregistre de longues itinérances jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle, d’autres jusqu’à Athènes, sur les sentiers qui strient la Bretagne ou le long de la Loire. De plus courts séjours l’emmènent à visiter les contrées sauvages du Portugal, du Maroc, de l’Allemagne, de la Norvège ou de la Suède, dans lesquels il puise une matière indispensable à ses écrits.
D’autres projets sont en cours de réflexion. Demain, Simon continuera inexorablement de marcher. Dans son sac à dos continueront de traîner cahier, stylo – plume de préférence – et appareil photo. En France ou ailleurs, la marche est devenue un moyen d’explorer ses propres chemins ou ceux des autres.
Les publications de Simon
Memories of Coal (2025) • L’autoroute du kif (2024) • L’Égypte (2023) • Ceci n’est pas un récit de voyage (2022).
Les expositions de Simon
Sur les frontières du Ponant (2025) • Odyssée Argentique (2022).
Démarche artistique
Écriture
Pour Simon, le chant de son Kaweco est avant tout une thérapie qui fixe ses idées en pagaille sur un carnet de notes aux pages immuables. De facto, l’auteur à l’insatiable désir de voyages et de découvertes trace une œuvre riche de pérégrinations qu’il retranscrit au moyen de textes à l’honnêteté attachante. Simon ne mâche pas ses mots et sa franchise va de pair avec la simplicité matérielle qui l’entoure.
En France ou à l’étranger, il se consacre essentiellement à la littérature de voyage qu’il considère comme un véritable moyen de transmission. Plus que l’émerveillement éprouvé face aux prouesses d’un paysage, le voyage raconte une multitude de rencontres et les mots relatent sa vision du monde. L’écrivain évertue sa plume à l’exercice du reportage et le journal bascule de l’intime à l’extime. Chaque scène peut devenir l’objet d’une note sur un bout de papier, à partir duquel Simon décortique ce qu’il vit à l’intérieur et ce qu’il voit à l’extérieur.
Alors que les souvenirs les plus intimes demeurent l’exclusivité de ses carnets, les scènes de vie dont il témoigne sont reprises et retravaillées. Le fruit de sa production littéraire se décline en deux supports.
D’une part, Simon raconte le détail des émotions qui alimentent l’essence de ses rencontres. On retrouve dans ce travail des anecdotes de voyages, des billets d’humeur, des notes d’intention ou encore des reportages de presse qui évoquent tous deux et sans ménagement sa vision de la société.
D’autre part, Simon édite des projets de plus longue haleine pour lesquels des ouvrages papier voient le jour. Au-delà de l’émerveillement éprouvé face aux prouesses d’un paysage ou aux souvenirs d’une rencontre, l’écrivain évertue sa plume à l’exercice du reportage et le récit bascule de l’intime à l’extime, du journal au roman. La longueur du format permet d’aborder avec acuité les sujets qui le traversent. Simon s’emploie dans ce format à dérouler une vision panoramique de ses idées et de ses ambitions.
Si nécessaire, Simon collabore avec des correcteurs ou correctrices, des traducteurs ou traductrices, des photographes ou des graphistes. Chaque ouvrage fait l’étude d’une mise en page soignée qui conserve le récit lisible et valorise les photographies. Simon travaille avec des imprimeurs de qualité sur des papiers adaptés à ses projets, du récit entièrement textuel à l’album photo. Les livres sont systématiquement numérotés et signés de la main de l’auteur.
Photographie
Les voyages durant lesquels Simon porte son appareil argentique en bandoulière sont fréquents. Le goût de l’auteur pour l’image entretient sa détermination et, bien que le support semble figé, Simon s’applique à le rendre vivant et à le transformer en une source intarissable d’échanges et de débats.
L’image devient un support qui libère la parole et permet de raconter les voyages et les impressions qui en incombent. L’objectif capture des portraits, des paysages et des scènes de vie aux messages qui mêlent intimité et sincérité. Derrière chaque situation se cache l’intarissable envie de partager des sujets de société.
Un portrait raconte davantage que les traits d’un visage : il contextualise l’histoire d’un personnage et détaille un récit de vie. Un paysage peint au-delà des courbes d’un territoire : il relate la poésie du monde, sinon les maux qui le gangrènent. Les scènes de vie mélangent le tout et visent un audacieux dessein : pousser à l’interaction les lecteurs qui poseront leur regard sur le travail de Simon.
En photographe fidèle, Simon emploie sans cesse le même matériel. L’appareil photo est un boitier Olympus OM-1n argentique monté objectif 50 mm à focale fixe. Avec une démarche plus proche de la photographie de reportage que de la photographie d’art, Simon préfère l’utilisation de pellicules aux caractéristiques versatiles, manipulables dans toutes les situations et accessibles au grand public : entre autres, Kodak UltraMax pour la couleur et Ilford HP5+ pour le N&B. Au retour de ses périples, Simon confie le développement de ses films à un laboratoire et le tirage à un imprimeur, tous deux basés à Nantes. Le scan des négatifs et le traitement des images sont opérés par Simon lui-même. Le papier sur lequel repose les clichés imprimés est un papier fine art qui valorise contrastes et détails.
