01/11

Temps de lecture : 2 minutes

📅 Saint Jacques de Compostelle – Journal de bord – 01/11

📍 Carrión de los Condes – Terradillos de los Templarios
🥾 26.1
⏱️ 06:15
🌡️ Pluie
⛺ Albergue à Terradillos de los Templarios
📋 Détail des étapes

Nous sommes censés quitter les lieux à 08 heures. Je me réveille à 07.58 quand les nonnes rentre dans la chambre pour faire le ménage. J’ai tellement bien dormi que je n’ai entendu personne se lever (nous étions une quinzaine dans la chambre). Peu fièrement, et dans mon plus simple appareil, je sors de mon duvet et souris aux nonnes. Je porte mon caleçon rose, le plus flatteur. Je suis à deux doigts de recevoir un clin d’œil de l’une des sœurs. 

Vingt minutes plus tard, je suis dehors. Le temps est plutôt maussade pour la journée de tous les saints. A la sortie de la ville, une longue et interminable ligne droite m’attend. Au bout de quelques minutes, la pluie commence à tomber et le vent s’énerve, à raison de rafales qui doivent flirter avec les 50 kilomètres par heure. 

Pour déjeuner, je fais une pause derrière un banc de pierre, à l’abri du vent. La pluie a cessé, j’en profite pour lancer une ration lyophilisée que je trainais dans mon sac depuis un bon bout de temps. Les minutes défilent et le froid me gagne. Malgré ce plat de pâtes en poudre, mon corps n’arrive pas à se réchauffer. Je m’empresse de ranger mes affaires et me remets en route.

Dans l’après-midi, la pluie s’est définitivement calmée et le soleil fait son grand retour. Le vent quant à lui, est toujours présent. Je pourrais pousser un peu plus loin, mais je décide de m’arrêter en milieu d’après-midi dans la ville des templiers, Terradillos de los Templarios. Une albergue y est ouverte, j’y fais la rencontre d’une néo-zélandaise, d’un québécois, et d’autres pèlerins de passage. 

La fin d’après-midi passe assez vite. Je prends le temps de laver mes fringues et de faire une petite sieste (une fois encore, merci Fabrice Drouel). Le soir venu, je refuse de payer 10 euros pour un repas qui ne sera pas terrible. J’ai vu les assiettes, et je n’ai franchement pas envie de manger des frites pas cuites. En échange, je me cuisine un plat de pâtes au pesto, accompagné en dessert d’une plaque de chocolat Milka fraîchement achetée au distributeur de l’albergue.

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