02/11

đź“… Saint Jacques de Compostelle – Journal de bord – 02/11

đź“Ť Terradillos de los Templarios – El Burgo Ranero
🥾 31
⏱️ 09:00
🌡️ Nuages
⛺ Albergue à El Burgo Ranero
đź“‹ DĂ©tail des Ă©tapes

La nuit a Ă©tĂ© d’enfer. L’obèse canadienne qui a dormi dans le lit voisin au mien a ronflĂ© toute la nuit, de son endormissement Ă  son rĂ©veil. Je pense qu’un 33 tonnes n’Ă©met pas autant de dĂ©cibels, c’était incroyable. Bref, il est 07 heures, tout le monde est debout Ă  prĂ©sent, il s’agit de partir. 

Ce matin lĂ , le bon Dieu a veillĂ© sur moi. Au bout d’une heure 30 de marche, je m’installe confortablement dans un cafĂ© pour avaler un petit dĂ©jeuner quand d’un coup, l’Ă©quivalent d’un mois de pluie s’abat sur l’établissement. Alors que je comptais rester dans ce troquet un petit quart d’heure, j’y reste finalement presqu’une heure. Je prends durant ce temps un malin plaisir Ă  observer mes petits camarades, en route eux aussi pour Saint Jacques de Compostelle, mais qui n’ont pas eu le temps d’esquiver la pluie et qui arrivent dĂ©trempĂ©s dans le cafĂ©. L’espace de quelques instants, je me remĂ©more la pluie que j’avais pu subir en France, avant Saintes ou Mirambeau

Quelques heures plus tard, je me balade dans le centre-ville de Sahagun, Ă  ce moment pris d’assaut par un immense marchĂ©. Comme beaucoup en Espagne, ce marchĂ© regorge d’étales de chaussures et vĂŞtements en tous genres. Et comme beaucoup en Espagne, ou du moins sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle, il est difficile de trouver un Ă©talage avec des fruits et lĂ©gumes. Serait-ce parce que tous les fruits et lĂ©gumes bons marchĂ©s sont exportĂ©s dans nos supermarchĂ©s ? Je ne sais pas.

Cet après midi, j’ai le choix entre deux itinĂ©raire officiel : (1) le plus court, qui longe la nationale ; (2) le plus long, qui s’enfonce dans le terres et qui emprunte une ancienne voie romaine. Je porte mon choix sur la voie romaine, prĂ©fĂ©rant le calme des terres plutĂ´t que le vrombissement des voitures de la route nationale. D’autant plus que j’ai dĂ©jĂ  passĂ© la nuit Ă  Ă©couter un 33 tonnes. Je marche pendant presque deux heures, je traverse forĂŞts et champs, je croise quelques rares animaux, pour arriver au village suivant. Alors que je pense ma journĂ©e terminĂ©e, j’apprends que l’albergue du village est fermĂ©e depuis une semaine. D’après l’affichette fixĂ©e sur la porte d’entrĂ©e, nous sommes dans une pĂ©riode oĂą trop peu de pèlerins passent pour faire tourner la boutique…

Finalement, je reprends la route pour cinq derniers kilomètres, en direction d’une albergue Donativo situĂ©e Ă  El Burgo Ranero, un village voisin. Le maĂ®tre des lieux est guitariste. Assis Ă  cĂ´tĂ© d’un poĂŞle qui nous rĂ©chauffe de cette journĂ©e humide, nous (l’ensemble des convives, environ 15, et moi-mĂŞme) avons le droit Ă  quelques airs de guitare. Pour le repas, je profite d’un plat prĂ©parĂ© par un couple d’italiens, un mĂ©lange de nouilles, de carottes, de petits pois et de champignons, qu’ils avaient prĂ©parĂ© pour cinq personnes alors qu’ils ne sont que deux… Merci 🙂

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