04/10

đź“… Saint Jacques de Compostelle – Journal de bord – 04/10

đź“Ť Labouheyre – Grand Coulin
🥾 25
⏱️ 07:30
🌡️ Pluie
⛺ Bivouac proche Grand Coulin
đź“‹ DĂ©tail des Ă©tapes

Aujourd’hui, je marche avec MaĂ«va. Notre dĂ©part se fait tardivement, sur les coups de 11 heures. Nous avons volontairement dĂ©cidĂ© d’attendre la fin de matinĂ©e pour Ă©viter la pluie prĂ©vue entre 08 heures et 10 heures. Mais Ă  la sortie de Labouheyre, peu après 11 heures, des trombes d’eau s’abattent sur nous. Et ce pendant une bonne heure. Super.

Nous longeons l’autoroute A63 une bonne partie du chemin. Nous nous arrêtons casser la croûte à l’abri de la pluie, sous des pins qui arborent un rond-point. Le rêve ! La seconde partie de la journée est plus agréable : nous retrouvons les longs et interminables sentiers des forêts de pins. Toutefois, il faut admettre que marcher à plusieurs entre ces grands arbres rend la marche bien moins monotone. Nous prenons le temps d’aborder beaucoup de sujets. Maëva évoque ses expériences professionnelles. J’évoque les miennes. Je lui parle de Jeanne aussi. Je lui parle beaucoup de Jeanne en fait. A un tel point que je me demande si ça ne l’ennuie pas.

En cours de route, nous décidons d’une pause sur un vestige de table de pique-nique. Nous y faisons la rencontre de deux baroudeurs peu singuliers. Retraités, ils sillonnent depuis cinq ans la France, l’Espagne et le Maroc avec leur camping-car et leur deux chiens. Mais cette rencontre devient d’autant plus singulière lorsque le couple nous apprend que la table de pique-nique, c’est eux qui l’ont construite et posée ici et que la maison devant laquelle nous sommes installés, était leur maison avant qu’ils décident de tout plaquer il y a quelques années. La conversation s’interrompt quand le couple remonte dans son camping-car. C’est l’heure de reprendre la marche. 

Je me sĂ©pare de MaĂ«va Ă  Onesse. Elle prĂ©fère y rester pour dormir au camping. Pour ma part, il fait beau, je prĂ©fère m’enfoncer en forĂŞt pour trouver un spot oĂą bivouaquer. Vers 18 heures, aux abords du lieu-dit du Grand Coulin, c’est chose faite. Je m’installe tranquillement, j’écoute les sons de la forĂŞt, et je regarde le temps passer. 

Vers 22 heures, la pluie pointe le bout de son nez. Pour me protéger de cette délicate situation, je plis mon tarp sur lui même et accroche ensemble chaque extrémité pour lui donner des allures de bivy bag de fortune. J’y range l’ensemble de mon équipement prends le soin de m’y glisser, sans laisser dépasser la moindre affaire. Au final, ce bivy bag de fortune est bien pratique pour se protéger de la pluie, mais un peu moins pour lutter contre la condensation.

Bivouac Ă  Grand Coulin

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