05/10

đź“… Saint Jacques de Compostelle – Journal de bord – 05/10

đź“Ť Grand Coulin – Taller
🥾 22
⏱️ 07:00
🌡️ Soleil
⛺ Halte jacquaire de Taller
đź“‹ DĂ©tail des Ă©tapes

Réveil en douceur. La pluie aura cessé après 22 heures, et les bestioles que j’ai entendu rôder, à la différence d’il y a deux nuits, ne sont pas venues me renifler durant mon sommeil.

Au petit matin, le soleil mélangé à la brume offre des teintes particulièrement agréables à observer. Les pins, la fraîcheur de leurs couleurs vertes, la profondeur des ombres projetées jusqu’au sol, la largeur du nuancier de couleur de la bruyère, dégage un mélange subtil qui régale clairement mes yeux et augmente considérablement mon capital bonne humeur.

L’épreuve est assez courte aujourd’hui. Je prends malgré tout le temps de me reposer toutes les heures. Je m’arrête à Lesperon, où le café y est agréable et l’église imposante. Je discute avec une vieille dame qui me propose d’allumer les lumières de l’église. En m’expliquant le processus d’allumage, je comprends que ça n’a pas l’air simple et qu’on en a au moins pour une heure. Je préfère poursuivre mon chemin.

J’arrive en milieu d’après-midi Ă  Taller, petite commune de moins de 1000 âmes, dotĂ©e d’une halte jacquaire et d’un bar/tabac/Ă©picerie/marchand de journaux qui sent le manque d’hygiène. Je m’y installe et commande un Pulco Citron Ă  la patronne, qui me sert avec la mĂŞme amabilitĂ© qu’un fossoyeur. Entre l’odeur qui laisse Ă  dĂ©sirer et la sympathie du personnel, je ne tarde pas Ă  rejoindre la halte jacquaire. 

Pour le dîner, je m’octroie un petit plaisir. A 50 mètres de la halte jacquaire de Taller se situe une pizzeria. Le gérant est sympathique. J’entre dans sa boutique, il me présente sa carte longue comme un dictionnaire. Il commence à m’expliquer, très fièrement, qu’il y a quelques années, il est passé aux Grosses Têtes chez Ruquier. A l’époque, Ruquier et sa bande s’interrogent sur les pizzerias les moins chères de France. Alors que la radio ne cessent d’évoquer une enseigne rennaise où la margarita est à 8 euros, mon nouvel ami gérant s’empresse de décrocher son téléphone pour appeler la radio.

C’est Ă  Taller, chez nous, dans les Landes, que nous vendons la pizza la moins chère ! Il s’agit de la margarita, et elle se vend 5 euros. 

Et j’aurais du me douter de quelque chose. En France, pour 5 euros, il est presque impossible de prĂ©parer une bonne pizza. Et bien que conquis par l’accueil chaleureux du gĂ©rant, je dois admettre que la pâte non prĂ©parĂ©e sur place, la sauce tomate sans goĂ»t et la mozzarella aux allures de plastiques m’auront laissĂ© une saveur proche de celle de la dĂ©faite. Taller, tu m’auras rĂ©servĂ© un bien bel accueil !

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