07/10

đź“… Saint Jacques de Compostelle – Journal de bord – 07/10

đź“Ť Saint Paul les Dax – Sorde-l’Abbaye
🥾 18.4
⏱️ 04:30
🌡️ Soleil
⛺ Halte jacquaire de Sorde-l’Abbaye
đź“‹ DĂ©tail des Ă©tapes

Premier arrĂŞt Ă  la boulangerie en face des sources d’eau chaude du centre-ville de Dax. Je m’avale un croissant et un pain suisse avant de m’engager sur cette nouvelle journĂ©e. 

La sortie de Dax est longue. Je marche un peu plus d’une heure à travers une banlieue morose avant d’enfin apercevoir un peu de verdure. Je croise quelques pèlerins sur ce début de matinée. En premier lieu, je rencontre un marcheur qui arbore un drapeau breton. Il parcours le chemin dans le sens inverse. Après avoir atteint Saint Jacques de Compostelle, il m’explique qu’il doit rentrer chez lui, en Bretagne. A pieds. Plus tard, j’aperçois les “Jacquettes”, deux filles qui se surnomment ainsi et qui entreprennent le pèlerinage depuis Paris. Je ne les ai jamais rencontré avant, mais j’avais aperçu à plusieurs reprises leur surnom dans les registres des haltes jacquaires. Je n’ai pas l’occasion de discuter avec elles. Les “Jacquettes” sont aux abords d’un cimetière, je ne préfère pas m’arrêter et poursuis mon chemin.

A midi, alors que je foule les terres du village de Cagnotte, je réalise que je suis un peu en avance sur ce que j’avais prévu. J’entreprends une longue pause sur une charmante aire de pique-nique, où je m’enfile un sandwich pesto-moza-jambon de pays, dont les ingrédients ont été soigneusement sélectionnés plus tôt dans la matinée, au Carrefour City du centre-ville de Dax.

A la reprise, je suis surpris par le changement drastique de paysage. Alors qu’un jour encore je traversais une forĂŞt de pins, je me retrouve aujourd’hui Ă  parcourir les collines verdoyantes du Pays Basque. Pour la première fois depuis mon dĂ©part, je fais face Ă  du dĂ©nivelĂ© ! 

Je signe la fin de ma journée en milieu d’après-midi à Sorde-l’Abbaye, où je suis accueilli par Monique. Elle n’est pas membre de l’association jacquaire locale, mais se charge de recevoir et accueillir les pèlerins lorsque les membres de l’association sont absents. Pratique, puisque Monique habite en face de la halte jacquaire. Elle vit seule, au rez-de-chaussé de sa maison, depuis maintenant plusieurs années. Alors que son village, comme beaucoup en France, se vide de ses habitants et commerces, la réception des pèlerins représente pour elle l’un des derniers actes de sociabilité possible.

En fin de journée, alors que mon corps commence à refroidir, le cou de mon pied droit commence à se raidir. Une tendinite ? Je n’en sais trop rien, mais je commence à me poser des questions. Finalement, avant d’aller me coucher, je prends la décision de ne pas me lever le lendemain. La halte jacquaire de Sorde-l’Abbaye est sympathique, il y a bien évidemment une abbaye à visiter, et je dispose ici de glace et de Ketum. Autant prendre du repos plutôt que de prendre le risque de se blesser. Et à la vue de certaines chevilles observées plus tard dans l’aventure, à l’heure où j’écris ce papier, je ne regrette pas mon choix !

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