28/09

đź“… Saint Jacques de Compostelle – Journal de bord – 28/09

đź“Ť Mirambeau – Saint-Martin-Lacaussade
🥾 34.6
⏱️ 11/00
🌡️ Nuages
⛺ Halte jacquaire de Saint-Martin-Lacaussade
đź“‹ DĂ©tail des Ă©tapes

Malgré une nuit humide, je me réjouis des erreurs de Météo France : je n’ai pas eu à subir les “rares averses” ! Au réveil, j’avale une barre de céréales, range mon bivouac, et prend la direction du centre-ville. La veille, au Super U, on m’a indiqué que le bourg disposait d’une bonne boulangerie mais surtout d’un marché. La boulangerie, bonne surprise. Le pain et le croissant aux amandes y sont bons. La boulangère est très agréable : elle prend le temps de discuter, m’offre le café et une bouteille de Cristaline neuve. Le marché quant à lui, mauvaise surprise. Hormis des étales de lunettes et vêtements trouvés au cul d’un camion, impossible de mettre la main sur de la charcuterie, du fromage, des fruits et légumes. Du coup, je ne perds pas plus de temps et me remets en route. Je ne me fixe pas d’objectif pour la journée. La météo est plutôt clémente, le principal étant de profiter.

Au bout d’une heure de marche, je traverse l’autoroute A10 (par un pont bien évidemment). Je m’arrête quelques minutes pour observer les voitures et camions qui, à mes yeux, avancent à une vitesse folle. Je pense.

D’ici, ils peuvent rejoindre Tours en deux heures. Moi, j’ai mis quinze jours à arriver là. Merde.

Un peu déprimé, je poursuis mon chemin. Dans quelques centaines de mètre, j’arrive en Gironde.

J’arrive à Saint-Jean-de-Blaye vers midi. Selon le guide Lepère, il s’agit de la fin de l’étape du jour. Au vue de l’heure, je décide de poursuivre mais, avant cela, je préfère m’arrêter et profiter d’une fête de village organisée par un grand domaine de la région. Entre les odeurs de barbecue, le vin qui coule à flot, et les troubadours qui jouent des reprises de Bella Ciao, je suis incapable de résister.

Alors que je me fraie un chemin pour atteindre le bar, Camille, une jeune employĂ©e forestière spĂ©cialisĂ©e dans l’observation de la faune et la flore, m’interpelle. A la vue de mon sac Ă  dos, elle me demande si je parcours les chemins de Compostelle. Je rĂ©ponds par l’affirmative. Selon la tradition, comme elle l’indique, elle veut me payer un verre. J’acquiesce et nous poursuivons la conversation autour d’un blanc. Je lui Ă©voque les rencontres, les villes typiques de la diagonales du vide, la marche sous la pluie. Au bout d’une petite heure, je dĂ©cide de reprendre la route. Le peu d’Ă©thanol qui circule dans mes veines m’apporte du courage.

Deux heures de marche plus tard, j’atteins la ville d’Etauliers, qui me semble être une ville suffisamment grande pour que j’y trouve un nouveau téléphone portable (celui que j’ai dans la poche étant toujours grillé). En arpentant la rue principale, je tombe nez-à-nez avec un Gitem, l’un de ces magasins que l’on croit tout droit sorti de l’ancien temps. Il s’agit d’une moyenne surface, où tous les produits électroniques possibles et imaginables se retrouvent. Ça part du téléphone portable, bien sûr, aux écrans plasma, en passant par les radiateurs, les tondeuses électriques et les sèches cheveux. Dans la boutique, il n’y a qu’un seul vendeur. Il s’agit de Théo, pas plus de 25 ans, et qui dispose de connaissances incroyablement pointues sur l’ensemble des technologies en ventes dans magasin. En somme, il connaît aussi bien la fiche technique d’un Samsung A40 que la fiche technique du dernier lave-linge de chez LG. Impressionnant.

Au final, je lui achète un téléphone et, le temps de l’initialisation de ce dernier, nous parlons de la pluie et du beau temps. Il me relate les problèmes qu’il rencontre avec son patron, avec la gestion des stocks du magasin, je lui raconte comment mon portable a pris l’eau. Au bout d’une heure et quelques cigarettes, je me décide de repartir. J’ai repéré à Saint-Martin-Lacaussade, à 10 kilomètres d’Etauliers, une halte jacquaire. J’y passerai la nuit.

J’atteins la halte jacquaire à 19.30. Je suis accueilli par Madame Defosse, dont l’âge doit frôler les 80 printemps. Elle m’installe dans la halte. Nous discutons, elle me conseille, pour soulager mes pieds et ampoules, de laisser tremper mes pieds dans le l’eau tiède et salée. Elle me raconte aussi comment, il y a quelques jours, une guêpe l’a piqué sous le string. Enfin, elle termine par me laisser les clés. Je m’enfile une énorme plâtrée de pâtes. Il est 22.00, je suis épuisé, je m’endors.

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