29/09

đź“… Saint Jacques de Compostelle – Journal de bord – 29/09

đź“Ť Saint Martin Lacaussade – Pian MĂ©doc
🥾 27.5
⏱️ 08:30
🌡️ Nuages
⛺ Couvent de l’Ermitage Lamourous
đź“‹ DĂ©tail des Ă©tapes

Il est 09.00 passées lorsque je m’aperçois avoir oublié mon couteau à la halte jacquaire de Saint Martin Lacaussade. Merde. Par flemme de faire demi-tour, je profiterai de mon arrivée à Blaye pour trouver un tabac et acheter un Opinel. Heureusement, le ciel est complémentent dégagé et le soleil qui vient caresser mon visage garde mon moral au top !

Le dimanche, sont ouverts à Blaye une citadelle Vauban, une boulangerie, un tabac et un café. Je visite les quatre, mais passe le plus de temps au café, assis à côté de deux vieux qui en sont déjà à leur troisième verre de blanc. Je rencontre aussi deux marins d’eau douce qui travaillent sur le bac qui traverse la Garonne. Ça tombe bien, c’est le bac que je dois emprunter pour poursuivre ma route. J’engage la conversation pour m’assurer des horaires de traversée (11 heures pétantes le dimanche). Cette initiative me permettra, une fois à bord, de partager un café avec l’ensemble de l’équipage. Un moment d’échange agréable et convivial, où je comprends que la principale préoccupation des marins est la bonne réception de la TV pour le mondial de rugby qu’ils regardent depuis leur cabine.

A la descente du bac, je foule pour la première fois les terres du Médoc. Un sentiment étrange s’empare de moi. A ce moment précis, après une traversée de trente minutes, alors que je pose le pied à terre, sous un ciel d’un bleu assez pur, j’ai l’impression de changer de continent. Il s’agit probablement de l’effet bateau, mais aussi des changement de paysages. Après quelques dizaines de mètres de marche, je me retrouve entouré de vignes et de châteaux. Quand je lève la tête pour regarder au loin, je peux observer les premiers pins. Depuis mon départ, je n’avais jamais vu de tels arbres.

La veille, Madame Defosse m’avait indiquĂ© le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone de l’Ermitage Lamourous, un couvent situĂ© Ă  Pian-MĂ©doc. Le couvent a pour habitude d’accueillir les pèlerins. Je dĂ©cide de passer un coup de fil. Une petite voix dĂ©croche et m’annonce que je peux y passer la nuit. Le rendez-vous est donnĂ© pour 18 heures, juste avant la prière du soir. Je ne perds pas de temps et de mets en route. 

J’arrive au couvent en fin d’après midi. Je suis accueilli par les nonnes, Ă  l’accent un peu british. En fait, elle sont toutes originaires d’Irlande. Je ne comprends pas vraiment comment elles sont arrivĂ©es lĂ , mais une chose est sĂ»re, elles restent et resteront dĂ©vouĂ©es au Seigneur. Leur gentillesse et leur sĂ©rĂ©nitĂ© leur confère un tempĂ©rament chaleureux. MalgrĂ© les quelques Ă  priori que j’avais Ă  leur Ă©gard (je ne suis pas religieux pour un sou), j’ai bien vite changĂ© d’avis. Les sĹ“urs m’ont d’abord montrĂ© ma chambre. Elles m’ont ensuite invitĂ© Ă  suivre la prière. Enfin, elles m’ont laissĂ© Ă  manger les restes de la veille. En d’autres termes, un vrai banquet ! Nous avons aussi Ă©voquĂ© la prĂ©sence des enfants dans le couvent. Avant d’accueillir des pèlerins, le couvent accueille des enfants dont les deux parents sont en prison. Ambiance. 

Je me retire dans ma chambre vers 20 heures. Je prends le temps de soigner mes pieds, à base de bétadine et de bandages. Rapidement, la fatigue me gagne.

Au Couvent de l'Ermitage Lamourous avec les sœurs

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