14/09

đź“… Saint Jacques de Compostelle – Journal de bord – 14/09

đź“Ť Saint Maure de Touraine – DangĂ© Saint Romain
🥾 25,30
⏱️ 08:30
🌡️ Soleil
⛺ Stade de Dangé Saint Romain
đź“‹ DĂ©tail des Ă©tapes

Après avoir rangĂ© mes affaires, je me dirige vers l’accueil du camping oĂą, la veille, Jean-Mi m’avait proposĂ© de le rejoindre pour un cafĂ©. Il est 08 heures et le gĂ©rant est bel et bien prĂ©sent, cafĂ© Ă  la main. Je m’installe face Ă  lui et il commence Ă  me raconter son histoire. Auparavant passionnĂ© par le billard, il a vĂ©cu 12 annĂ©es en camping-car, Ă  sillonner les routes et bars Ă  billards de France. Mais au bout de 12 annĂ©es, le verdict tombe : le billard, c’est pas rentable. C’est alors qu’il entreprend, l’annĂ©e dernière, la reprise du camping municipal de Saint Maure de Touraine. Aujourd’hui, il vit seul, dans le bâtiment qui sert d’accueil au camping. RĂ©gulièrement, il paie des cafĂ©s aux pèlerins. Un moyen selon lui d’Ă©viter la solitude.

Après deux heures de conversation, je reprends la route. A la sortie de Saint Maure de Touraine, je rencontre Marion et DorothĂ©e. Elles sont parisiennes et apprĂ©cient bloquer leurs weekends pour parcourir les chemins de Saint Jacques de Compostelle. Marion travaille dans l’associatif, Ă  destination des plus dĂ©munis ; DorothĂ©e travaille comme psychologue, dans la prison de Fresnes. Nous marchons ensemble une bonne partie de la journĂ©e, jusqu’Ă  la Celle Saint Avant, oĂą je m’arrĂŞte pour dĂ©jeuner.

Dans l’après midi, chaleur oblige, je fais une halte au seul et unique bistrot des Ormes. Alors que je m’installe en terrasse, Pulco Citron Ă  la main, je croise deux anciens militaires. Moqueurs aux premiers abords, puisque je ne porte QUE 15 kilogrammes sur le dos et QUE je ne marche pas plus de 25 kilomètres par jours (quand ils portaient lors de leurs entraĂ®nements 25 kilogrammes sur 50 kilomètres), ils sont en fait sympathiques dans le fond puisqu’ils s’intĂ©ressent au pèlerinage et saluent finalement la dĂ©marche.

Je me remets en route pour trouver refuge dans la ville suivante, DangĂ© Saint Romain. En y mettant les pieds, je n’y suis pas déçu. Ce week-end, le village accueille un festival populaire oĂą camions amĂ©ricains aux peintures bariolĂ©es, femmes aux cheveux rouges, gamins aux prĂ©noms amĂ©ricanisans, et bière bon marchĂ©, se cĂ´toient. Je prends le temps de m’assoir et d’observer tout ce beau monde. Une bien belle expĂ©rience.

En fin de journĂ©e, je comprends que ma seule option pour la nuit est le bivouac. Je repère le stade de DangĂ© Saint Romain sur la carte, oĂą je suppose pouvoir trouver un abris pour la nuit. En arrivant sur place, la chance est avec moi. Un petit portillon Ă  l’arrière du stade est ouvert. J’en profite pour y rentrer et partir me planquer proche des vestiaires. Il est presque 23 heures quand je sors mon duvet, fume une dernière cigarette, et m’endors paisiblement aux pieds des gradins du stade.

Un avis sur “14/09

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.