25/09

đź“… Saint Jacques de Compostelle – Journal de bord – 25/09

đź“Ť Mazeray – Saintes
🥾 30
⏱️ 07:15
🌡️ Pluie
⛺ Halte jacquaire de Saintes
đź“‹ DĂ©tail des Ă©tapes

Les gens ne sont plus Ă©colos. Il y en a qui se douchent deux fois par jour. Avant c’était deux fois par semaine. Et puis tous ces types qui lavent leur 4×4 le week-end, m’en parle mĂŞme pas !

Il est 08.30 quand je suis au comptoir du bar/épicerie/presse/bistrot/MJC/foyer du bourg de Mazeray, et que le patron, après un cul sec de café bien serré, me balance une tirade sur sa vision de l’écologie. Il n’a pas totalement tort certes, mais il est 08.30 et je viens de passer la nuit dans une salle des fêtes.

MalgrĂ© la qualitĂ© de nos conversation, et la rencontre avec la moitiĂ© des habitants du bourg, je prĂ©fère m’Ă©clipser pour profiter au plus de la bonne mĂ©tĂ©o annoncĂ©e pour la matinĂ©e : la pluie qui tombait au levĂ© du soleil a cessĂ©, le ciel bleu fait son grand retour, mais ça devrait tourner aux alentours de 14.00. De fait, je reprends la route, j’enquille quelques kilomètres, je me fais taxer d’enfant de putain par un chasseur, je m’arrĂŞte pour avaler un sandwich, avant que la pluie ne commence Ă  tomber. Il est Ă  peine midi. Pour la première fois depuis le 12 septembre, jour de mon dĂ©part, je subis de plein fouet une pluie qui durera plus de deux longues heures.

Malgré ma veste coupe vent et pluie, mon couvre-sac, et un pantalon pseudo déperlant, j’arrive à Saintes complémentent détrempé. De plus, à l’entrée de la ville, aux abords du golf, alors que le chemin emprunte des sentiers devenus boueux, je manque de chuter. Ma cheville droite s’en souviendra, mais l’espace d’une dizaine de minutes seulement. Et heureusement, puisque je ne comptais pas me fouler une cheville aussi vite. Dans l’épuisement, je décide de ne pas perdre de temps à visiter la ville et ses nombreux édifices religieux. Je préfère me diriger rapidement vers la halte jacquaire.

Je m’arrĂŞte malgrĂ© tout dans un bistrot, le temps d’une pause gaufre. Quand je passe le pas de porte, je rĂ©alise Ă  quel point je suis trempĂ©. A quel point je suis proche de la noyade en fait. En premier lieu, les serveurs me dĂ©visagent. Je commande ma gaufre et leur explique que je parcours les chemins de Compostelle. « Ah, d’accord ». Je finis ma gaufre rapidement pour ne pas trop dĂ©ranger. J’ai compris que mes allures de pèlerin SDF ne plaisent pas Ă  la clientèle embourgeoisĂ©e de ce troquet.

La halte jacquaire de Saintes est particulièrement sympathique. Christophe, vieux baroudeur à dreadlocks, m’accueille chaleureusement avec un thé. Que du bonheur. Nous bavardons, je prends une douche, lessive mes vêtements, me repose quelques instants et prends la direction de la boulangerie la plus proche, en vue d’y trouver mon dîner. Il est rare que je propose des recommandations sur les boulangeries mais, si vous êtes de passage à Saintes, je vous invite franchement à vous arrêter à la Pâtisserie au 38 : un vrai régal !

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