Dernière journée à Rondane

Rondane du nord au sud

Temps de lecture : 13 minutes

Lorsqu’en bons randonneurs nous avons posé le pied en Norvège pour la première fois, nous ne savions pas quelle direction emprunter. Nous songions débuter avec la visite d’Oslo, bien évidemment. Mais par soif de découverte, nous avons rapidement quitté la capitale, direction Rondane.

Il n’est pas rare de guetter son fil Instagram et de trouver ces clichés aux décors irréalistes. Du genre de ceux capturés au milieu de nulle part ou illustrés par d’éphémères aventuriers prenant la pose sur des roches saillantes. Ou encore, de ceux capturés sur des crêtes hautes de plusieurs centaines de mètres d’altitude qui longent des lacs aux couleurs bleu turquoise. Nous, aussi, rêvions de ces clichés.

Nous avons donc décidé de randonner une semaine au cœur du parc national de Rondane. Connu pour être le premier à avoir été officiellement listé comme parc national par le gouvernement norvégien en 1962, Rondane propose des paysages grandioses et variés. Son orographie est souple, avec des sommets qui dépassent à peine les 2 000 mètres d’altitude. Son hydrographie est riche, avec une ramification de torrents et de rivières qui esquissent les souvenirs des activités glacières.

Brèves de comptoir :

Six jours dans le plus vieux parc norvégien : Rondane

📅 6 jours
🥾 70 kilomètres, du nord au sud du parc national de Rondane
🏔 2 490 D+
📍De la gare de Hjerkinn à l’arrêt de bus de Spranget
📸 Photographies par Jeanne et Simon
🔗 Plus d’informations sur le parc national de Rondane

Cette boucle à Rondane est tirée d’une collection norvégienne qui comprend une balade à Jotunheimen et autour du Trolltunga.

📅 12 juillet

🥾 13,5 kilomètres
🏔 430 D+
📍 De Hjerkinn à Barthuset, à l’extrême nord de Rondane

Après 4 heures 30 de train depuis Oslo, il n’est pas loin de 13 heures lorsque nos pieds foulent le quai de la gare de Hjerkinn, à l’extrême nord de Rondane. Le trajet fut agréable. Au-delà de la grande vitre qui illuminait le train, nous observions des paysages hauts en couleur défiler devant nos yeux. Ébahis, nous ne pouvions nous empêcher de lorgner cette immense palette de chlorophylle. Jamais les sapins n’avaient été aussi nombreux. Jamais les lacs n’avaient été aussi abondants. Dans ce paysage ô grand combien naturel, l’harmonie était d’une beauté surprenante.

À l’extérieur, un vent frais nous caresse les cheveux. Le soleil darde d’agréables rayons qui nous invitent à retirer une couche. Sur la carte, Hjerkinn semble être une ville de plusieurs centaines (voire milliers) d’habitants. En réalité, non. La gare échoue au milieu d’un désert de verdure. Une petite route la relie seulement, d’un bitume reluisant qui ne doit être que très peu fréquenté. Quelques passagers descendent en même temps que nous, eux aussi avec un sac harnaché sur les épaules. Une fois le train disparu entre les collines qui bossellent l’horizon, le silence devient dantesque. Une grande claque vient s’abattre sur notre joue droite. Nous sommes seuls, en compagnie de Dame Nature. Tout le monde se regarde et tout le monde range son sac pour une ultime fois. Il s’agit de partir maintenant.

Sur les premiers sentiers, fort bucoliques avec leurs fleurs aux pétales qui reflètent des lumières à l’infini, nous nous égarons dans un vaste paysage. La civilisation dont nous témoignions ce matin à Oslo a disparu. Quelques maisons subsistent, sommaires constructions de bois maltraités par les saisons. En revanche, nos téléphones clignotent. La 4G bat son plein. L’accès à Instagram en devient facile et nous comprenons pourquoi tant de clichés affleurent de ces endroits préservés. Triste situation.

Au bout de quelques kilomètres, nous traversons une route, puis un camping. Enfin, nous atteignons un lieu coiffé d’une végétation rase aux couleurs pâles, endémique des climats polaires. En fait, nous découvrons la toundra. À perte de vue, un savant mélange d’arbrisseaux, de carex, graminées, et de lichens pullule. Ils sont touffus, compacts, drus. Sur le petit chemin qui sinue entre ces grandes masses, nous notons la présence d’oiseaux. Entre autres, nous remarquons cet oiseau de la corpulence d’une perdrix des neiges mais au cri semblable à celui d’une caille des blés. « Un oiseau courant dans la région », nous confiera un gardien de refuge plus tard.

Treize kilomètres après notre départ, sur un replat qui borde un ruisseau, nous décidons enfin de monter la tente. Nous n’avons pas vraiment conscience de l’heure qui tourne puisque, à cette période de l’année, le soleil ne se couche jamais en Norvège.

📅 13 juillet

🥾 15 ,7 kilomètres
🏔 390 D+
📍De Barthuset à Haverdalen

La nuit a été douce. La nature, toujours, sait accueillir celui qui la chérit. Comme l’écrivait Sylvain Tesson dans son roman Sur les chemins noirs (publié en 2016) : « Le bivouac est un luxe qui rend difficilement supportables, plus tard, les nuits dans les palaces ». Au regard du paysage qui s’étale devant la porte de notre tente, je me demande si je reposerais un jour le pied dans un hôtel.

Le soleil brûle. Roulant au-dessus du galbe des collines, il irradie plaines et montagnes. Sur le chemin, nous faisons halte au refuge de Grimsdalshytta. Le corps est une machine que l’on se doit de nourrir convenablement. Entre café à volonté, sandwichs à base de jambon et fromage local et passages aux toilettes (le tout pour une vingtaine d’euros), nous prenons le soin d’étudier la carte pour mieux appréhender notre itinéraire. Les cartes norvégiennes sont au moins aussi somptueuses que la nature qu’elles dessinent. Nos doigts basculent d’un trait à l’autre, dans le simple objectif de mémoriser les chemins que nous nous apprêtons à arpenter.

À la sortie du refuge, nous entamons une raide ascension. En premier lieu, dans une petite forêt de bouleaux ; en second lieu, sur les vastes étendues de toundra que nous côtoyions la veille. Nous gagnons rapidement les sommets où une vue panoramique sur la vallée de Grimsdalen se dévoile. L’émotion est belle. Dans ces conditions, l’homme devient une minuscule tache dans une nature entièrement immaculée. Au fond de la vallée, une rivière coule avec force et vigueur, faisant rouler une sonorité fracassante.

Nous accompagnons notre déjeuner d’une rencontre avec un norvégien originaire d’Otta, dont le nom ne sera pas écrit puisque ma mémoire me fait défaut. Il prend plaisir à échanger avec nous, parce qu’il nous explique croiser peu de randonneurs non norvégiens à cet endroit. Nous avons aussi le droit à une poignée d’anecdotes à l’égard de ses aventures dans le parc, de ses enfants, mais surtout à propos d’un aigle qu’il aurait rencontré sur le sommet voisin, et dont il aurait conservé une plume en souvenir.

Nous entamons désormais une longue descente en direction du lac Storrvatnet. Le lac repose comme un géant, calme et serein, sur un lit de végétation tendre et moelleux. Des cabanes ont été construites sur ses rives. Nous prenons le soin d’y jeter un coup d’œil : au regard des boîtes à clés qui scellent les portes, nous supposons que les cabanes peuvent être louées auprès des offices DNT. À noter pour un prochain trek : se renseigner pour dormir dans ces petits bouts de paradis.

Lac à Rondane

Il est 19 heures lorsque nous décidons de planter notre tente, quelques pas après la cabane de Haverdalseter. Une fois encore, le décor est plus qu’appréciable. Il dégage une énergie monumentale. Les hautes montagnes aux cimes échevelées plongent en pente douce vers la vallée où serpente une rivière parsemée de varennes. Par bosquets, des boulots coiffent le terrain et font disparaître les bas-reliefs. Le tout s’illumine dans un camaïeu composé de bleus et de verts. Lorsque nous dévorons notre plat de nouilles instantanées, les paroles se font rares. Nous préférons nous enivrer de ce paysage.

Chassures d'un refuge à Rondane

📅 14 juillet

🥾 13,2 kilomètres
🏔 460 D+
📍 De Haverdalen à Dørålen

La nuit a été houleuse, bien plus que la nuit précédente. Dans le ciel densifié de lumières pâles, nous avons observé un incessant ballet de ces minuscules et farouches créatures volantes. Suceuses de sang, elles deviennent redoutables lorsqu’il s’agit de trouver le sommeil. Tout autour de la moustiquaire, le ronronnement était incessant. Le moindre centimètre de peau contre la paroi les invitait au repas : l’hémoglobine de randonneurs épuisés. D’une manière qui m’échappe, l’une d’entre elles s’est fourvoyée dans la tente. Au creux de la nuit, son dard est venu percer ma paupière qui vient de doubler de volume. Je prends un selfie pour vérifier l’ampleur de l’inflammation. Je suis Elephant Man.

Brume à Rondane

Au dessus de Rondane, le temps a tourné. Un brouillard qui laisse à peine apercevoir les montagnes que nous contemplions hier a absorbé le soleil. L’humidité est fraîche et abondante. Nous avalons une large poignée de barres de céréales avant de replier notre tente, elle aussi couverte d’humidité. Sur les coups de 10 heures, nous sommes prêts. Nous partons pour plus d’une heure de marche dans un territoire hostile. Sous ces latitudes, à moins de 1 000 mètres d’altitude, les neiges et glaciers de l’hiver laissent place à divers marécages et tourbières durant l’été. Autrement dit, nous servons sur un plateau d’argent notre sang aux moustiques qui pullulent. Plus tard dans la matinée, on me dira : « J’ai compté 17 moustiques sur ton sac ».

À midi, nous gagnons le pont qui enjambe la tumultueuse Haverdalsåi. On y trouve quelques replats qui invitent au bivouac. Nous nous y installons le temps de puiser de l’eau fraîche et de nous couler un thé chaud. Pendant ce temps, au-dessus de nos têtes, le ciel se dévoile et les nuages se dérobent. À nouveau, les lumières fusent. Face à nous, nous surveillons les contreforts du Stygghøin desquels découle la combe de Døralsglupen. Elle sera notre terrain de jeu pour les heures à venir. Il nous suffira de la traverser pour trouver de l’autre côté des replats pour bivouaquer. À la lecture de la carte, nous calculons 14 % de pente sur trois kilomètres. Notre thé terminé, nous nous remettons en route.

Nous escaladons la combe sans encombre. Nous multiplions les pauses pour admirer le paysage, nous permettant de reprendre notre souffle régulièrement. Tout est lunaire. Hormis quelque trace d’un vigoureux lichen, le monde est fait de pierres et de roches. La vie semble disparaître, crouler sous ces masses incompressibles. Le paysage en devient presque oppressant, mais n’est-ce pas là que se sublime toute sa beauté ?

Sur le col situé au beau milieu de Døralsglupen, nous n’entendons aucun son. Ni même celui du vent vient déranger notre tranquillité. Nous décidons de nous installer le temps d’une ration lyophilisée avant de reprendre la route. En une heure à peine, nous rejoignons le refuge de Øvre Dørålseter. Ce charmant ensemble de cabanes gardées dont les terrasses luisent au soleil devient un lieu de repos et de détente. Nous commandons un sandwich et la bière coule à flots (mais pas trop quand même, parce que la canette de 50 cl ne coûte pas loin de 10 euros).

Nous choisissons finalement pour notre nuit, un replat ramifié de minuscules bras de rivières, dans un cadre lui aussi très agréable. Au loin, des montagnes aux falaises aiguës nous surveillent. Nous nous amusons à compter un peu moins de moustiques certes, mais sans doute à cause du vent qui s’est levé.

📅 15 juillet

🥾 13 kilomètres
🏔 230 D+
📍 De Dørålen à Rondvassbu

La bière que nous descendions la veille nous permit aussi quelques échanges avec des promeneurs chevronnés. « Les locaux sont ceux qui connaissent le mieux leur territoire, il faut toujours leur faire confiance », m’a-t-on souvent répété. Passé le rituel international de la pluie et du beau temps, nos connaissances éphémères nous confirmèrent la présence d’un navire sur les eaux calmes du lac Rondvatnet. Il s’agirait d’un ferry qui circule trois fois par jour et qui dessert le refuge de Rondvassbu.

Lorsque nous entrouvrons la tente, nous découvrons une voûte ténébreuse, empreinte de colère. L’atmosphère s’est radicalement chargée d’un air lourd, humide, au ciel triste et larmoyant. Pliés par les caprices des éléments, nous revoyons notre itinéraire. Celui que nous prévoyions uniquement à pied devrait se terminer par une balade sur les eaux. L’idée nous convient. Il bruine, mais c’est avec le sourire que nous plions la tente.

L’embarcadère se trouve à quatre bonnes heures de marche. La montre indique un peu plus de huit heures et le dernier ferry quitte le quai à quinze heures quinze. Les sentes sont agréables et le dénivelé faible. Un vent frais nous évite toute transpiration excessive et les paysages noircis de précipitations peignent un décor remarquable. Nous sommes saisis par la manière dont la météo bouscule la nature et ses reflets. Aucun ne sait la prédire ou la contrôler. Elle offre au monde son lot de surprises, bonnes ou mauvaises. La relation que l’on entretient avec cette science inexacte doit être choyée. De toute manière, peu importe la qualité de son plaidoyer, nous ne pourrons nous donner raison, parce que la météo représente un tout que le randonneur se doit d’accepter.

Nous atteignons le ponton à midi passé. Des éclaircies transpercent les nuages, et illuminent le lac Rondvatnet comme un émeraude au soleil. Comme nous l’imaginions, les eaux sont calmes, seulement dérangées par quelques gouttes que le ciel rechigne à cracher. Sur le rivage, une sommaire construction de pierre, qui probablement servait d’abri à d’anciens bergers, demeure. Nous disposons de trois heures. Alors, délicatement, nous installons notre tarp sur les arêtes des murs pour nous construire un toit. Noyés dans l’obscurité de notre abri, nous cuisinons une maigre ration de nouilles instantanées. Par instants, le vent s’engouffre et soulève la bâche. La nature, à nouveau, nous rappelle qu’elle garde le dernier mot. Au fil des heures, nous observons d’autres randonneurs nous rejoindre. Certains patientent sur le quai, d’autres viennent frapper à « notre porte ». Pour se tenir chaud, on discute, on refait le monde.

Il est quinze heures quinze lorsque la mort par hypothermie nous frôle et que le bateau arrive à quai. La traversée du lac est brève mais suffisante. Les plaids que nous trouvons dans la cale font notre grand bonheur, et surtout le meilleur des remèdes contre le froid qui nous avait gagnés. En fait, ils sont aussi doux que les bras d’une mère dans lesquels, gamins, on aime se lover. En arrivant au refuge de Rondvassbu, harassé par le froid et la fatigue, nous nous écroulons. Dans l’un des refuges phare de Rondane, pour une première fois, nous nous octroyons le plaisir d’une nuit en refuge.

📅 16 juillet

🥾 9 kilomètres
🏔 660 D+
📍 Aller-retour sur le Storronden

Notre nuit entre quatre murs, entassés dans un immense dortoir, a finalement été une bien sage décision. Les dix heures d’un long et confortable sommeil ont permis d’effacer les poches qui creusaient nos yeux. Sous le ciel qui arrose Rondvassbu d’azur, nous sommes aussi rayonnants que le soleil qui nous caresse la peau.

Changement d’itinéraire oblige, nous décidons pour la journée de stocker nos sacs à dos au refuge pour rattraper ce que nous avons loupé la veille : l’ascension de l’un des grands sommets de Rondane : Storronden. Ce sommet gris comme l’ardoise culmine à 2 138 mètres d’altitude. Depuis le refuge, la distance qui nous sépare de ce toit se veut courte : seulement quatre kilomètres. En revanche, la durée nous impose trois bonnes heures de marche.

Graduellement, les chemins en lacets disparaissent au profit d’infinis champs de rocaille. Après 1 000 mètres d’altitude, la majeure partie de la végétation disparaît. Seuls des lichens aux couleurs vertes ou mauves colorent la roche grise. Graduellement, les chemins en lacets disparaissent au profit d’une escalade de blocs granitiques parfois forts de plusieurs dizaines de centimètres. Les enjambées sont telles que nous multiplions les haltes pour souffler. Autour de nous, le néant existe. Il prend une forme vide et creuse, quoique poétique et colorée. Dans ces espaces sans contraste, l’esprit d’analyse est mis à l’épreuve. Il est difficile de s’orienter, autant sur la géographie physique que psychique.

Le sommet est un belvédère impressionnant. À l’aide du ciel nettoyé de toute couche nuageuse, nous nous amusons à pointer du bout du doigt l’itinéraire que nous suivons depuis plusieurs jours. Au loin, nous apercevons les sommets enneigés de l’un des autres grands parcs du pays : Jotunheimen. Nous nous prenons au jeu de la photographie. À grands coups de « Je suis le roi du monde », nous affirmons notre présence sur ce géant de granite. Nous sommes comme des enfants à la découverte d’un monde fantastique.

Il est presque seize heures lorsque nous redescendons à Rondvassbu. Pour cette nuit, nous trouverons à plusieurs centaines de mètres du refuge un emplacement proche d’un pont en bois qui enjambe une rivière à la musique fracassante. Depuis la tente, le panorama n’est ni plus ni moins que le Storronden et son sommet qui, depuis notre camp, n’a jamais paru aussi doux. Peu avant de nous enfoncer dans nos duvets, nous l’observons longuement. Cette méditation improvisée se révèle être la meilleure manière de s’endormir bercé d’un sentiment de victoire.

📅 17 juillet

🥾 6 kilomètres
🏔 30 D+
📍 De Rondvassbu à Spranget, à l’extrême sud de Rondane

Dernière journée sur les terres du parc de Rondane. Ce matin, nous traînons. Les nuages sont menaçants, l’air est lourd. Mais le chemin du retour nous angoisse. La perte dont nous avons témoigné au cours de ces derniers jours de marche a été transcendante. Le retour à une vie simple, rythmée par trois actions des plus banales — dormir, manger, marcher — nous aura offert le confort d’une vie plus appréciable. Au cours de cette semaine, nous avons offert à nos prunelles une extase sans précédent. La Norvège demeure l’un des pays les plus préservés au monde. Ces grands espaces constituent un authentique refuge pour ceux qui se pensent trop ancrés dans le monde civilisé. C’est pour cette raison que j’employais le nom « perte » plus haut. Pendant une semaine, et pour notre plus grand bien, nous nous sommes perdus.

Nous visons le parc de stationnement de Spranget situé à l’extrême sud du parc national de Rondane, à six kilomètres de notre bivouac, soit une heure et demie d’une marche paresseuse. Le chemin est des plus aisés puisqu’il est une piste abordable par n’importe quel véhicule à moteur. Au fil de nos pas, nous nous retournons régulièrement pour guetter une dernière fois celui que nous abandonnons.

Au parc de stationnement, une fine pluie nous lessive. Nous attendons le bus abrité de nos vestes imperméables. Dans une heure au plus, nous gagnerons la ville d’Otta et le parc national de Rondane sera derrière nous. Enfin, nous fermerons un chapitre de notre mélodieux recueil de randonnées norvégiennes.

Dernière journée à Rondane

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